A quelle fréquence je dois consulter ?
Avant 40 ans (adulte sans problème particulier)
- En général : Si vous n’avez pas de problèmes de vision spécifiques et aucun antécédent familial de maladies oculaires graves (comme le glaucome), une consultation tous les 2 ans est généralement suffisante.
Après 40 ans
- Tous les 2 ans : À partir de 40 ans, il est recommandé de consulter un ophtalmologiste tous les deux ans pour un contrôle de la santé oculaire. En plus de vérifier la vue (presbytie, myopie, etc.), le spécialiste effectuera un bilan pour détecter des affections liées à l’âge, comme la cataracte, le glaucome ou la dégénérescence maculaire.
- En cas d’antécédents familiaux de maladies oculaires (glaucome, DMLA, etc.), des consultations plus fréquentes peuvent être nécessaires, par exemple une fois par an.
Personnes atteintes de pathologies chroniques
- Diabète : Si vous êtes diabétique, il est recommandé de consulter un ophtalmologiste au moins une fois par an pour surveiller la rétine, notamment afin de détecter une éventuelle rétinopathie diabétique.
- Hypertension : Si vous souffrez d’hypertension, une consultation tous les 2 ans est conseillée, voire plus souvent si des signes de rétinopathie hypertensive apparaissent.
Après 60 ans
- Tous les 1 à 2 ans : À partir de 60 ans, le risque de pathologies comme le glaucome, la cataracte, et la dégénérescence maculaire augmente. Il est donc recommandé de consulter un ophtalmologiste tous les 1 à 2 ans pour un suivi plus fréquent.
Que faire après une chirurgie de la cataracte ?
Après une chirurgie de la cataracte, il est essentiel de suivre certaines recommandations pour assurer une guérison optimale et éviter des complications. Voici les principales étapes à respecter après l’intervention.
1. Repos et récupération immédiate
- Repos : Après l’opération, il est important de se reposer, surtout dans les premières heures.
- Éviter de frotter l’œil : Ne frottez pas l’œil opéré pendant les premiers jours pour éviter toute pression ou infection.
- Protéger l’œil : Un pansement léger est généralement appliqué sur l’œil pendant quelques heures après l’opération. Il doit être conservé jusqu’à l’autorisation du médecin pour l’enlever.
2. Suivi post-opératoire
- Consultations de suivi : Des rendez-vous de contrôle sont nécessaires pour vérifier la guérison de l’œil et détecter rapidement toute complication, comme une infection.
- Vérification de la vision : La vision peut fluctuer temporairement pendant la période de guérison (+/- 1 mois).
3. Médicaments et traitements
- Collyres : Des gouttes ophtalmiques seront prescrites pour prévenir l’infection, réduire l’inflammation et favoriser la guérison. Un programme strict d’application devra être suivi.
- Antibiotiques et anti-inflammatoires : Certains patients devront utiliser des gouttes antibiotiques et des gouttes anti-inflammatoires pour éviter les infections et contrôler l’inflammation.
4. Activités à éviter
- Éviter les efforts physiques intenses : Ne pas soulever d’objets lourds ou faire d’exercices intenses pendant les premières semaines afin de réduire le risque de pression intraoculaire.
- Pas de baignades : Ne pas se baigner dans une piscine ou s’immerger dans l’eau pendant 2 à 4 semaines pour éviter les infections.
- Pas de maquillage des yeux : Évitez d’appliquer du maquillage sur les yeux pendant les premières semaines, pour limiter le risque d’irritation ou d’infection.
5. Hygiène et protection
- Hygiène des mains : Se laver les mains régulièrement avant de toucher l’œil ou d’appliquer des gouttes.
- Protection solaire : Porter des lunettes de soleil à verres foncés pour protéger l’œil des rayons UV et de la lumière intense.
- Éviter poussière et fumée : Rester éloigné des environnements poussiéreux ou enfumés, qui peuvent irriter l’œil opéré.
6. Signes d’alerte
Consultez immédiatement un médecin si vous ressentez l’un des symptômes suivants, car ils peuvent indiquer une complication :
- Douleur intense ou croissante dans l’œil, même après la prise de médicaments.
- Perte de vision soudaine ou flou visuel important.
- Rougeur excessive de l’œil ou écoulement purulent.
- Augmentation de la sensibilité à la lumière ou halos autour des lumières.
Je ne veux plus porter de lunettes
Si vous ne souhaitez plus porter de lunettes ni de lentilles de contact, plusieurs solutions chirurgicales permettent de corriger votre vision de manière permanente. Voici les options les plus courantes :
1. La chirurgie réfractive au laser (LASIK, PRK, etc.)
Lien vers nos spécialités – Opération laser
Ces techniques permettent de corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et parfois la presbytie. Elles consistent à modifier la forme de la cornée pour que la lumière se focalise correctement sur la rétine.
Selon votre type de vision et l’épaisseur de votre cornée, l’une de ces méthodes peut être adaptée :
- LASIK : La technique la plus courante. Un petit volet est créé dans la cornée, puis un laser la remodèle afin d’améliorer la vision.
- PRK : Ici, le laser est appliqué directement sur la surface de la cornée. Cette technique est souvent utilisée pour les patients ayant une cornée trop fine pour le LASIK.
2. Implants intraoculaires (IOL)
Pour les personnes non candidates à la chirurgie au laser ou ayant une forte prescription, les implants intraoculaires offrent une alternative.
Cette technique consiste à insérer un implant permanent dans l’œil en remplaçant le cristallin naturel. Elle est particulièrement adaptée aux :
- Personnes de plus de 40 ans, souvent concernées par la presbytie.
- Patients avec des problèmes réfractifs complexes, qui ne peuvent être corrigés par le laser.
Quand faut-il consulter d’urgence ?
Il est essentiel de consulter rapidement un spécialiste en cas de :
• Baisse de vision brutale
• Flashs lumineux
• Douleur intense
• Rougeur accompagnée de douleur et/ou de baisse de vision
• Blessure à l’œil (objet pointu, coup, choc…)
• Vision double soudaine
• Changement soudain dans la perception des couleurs
• Projection de produit chimique dans l’œil
Ces signes peuvent indiquer un problème oculaire grave nécessitant une prise en charge immédiate.
N’attendez pas pour consulter un ophtalmologue !
A quel âge peut-on consulter ?
Le Dr. Masset, ophtalmologue pédiatrique, travaille en collaboration avec Madame Houben Chloé, orthoptiste, afin d’accueillir les enfants dès leur plus jeune âge.
Les consultations sont recommandées dès les premiers signes de troubles visuels, ou lors du suivi régulier de l’évolution de la vision chez les enfants, notamment pour dépister les anomalies visuelles courantes, telles que le strabisme ou l’amblyopie. Un dépistage précoce permet d’intervenir rapidement et de garantir un développement visuel optimal.
Comment se déroule un examen ophtalmologique complet ?
Un examen ophtalmologique complet se déroule en plusieurs étapes.
Il commence par une première consultation avec un orthoptiste, vous allez échanger avec ce dernier sur vos antécédents médicaux, vos symptômes et vos habitudes visuelles (écrans, conduite, travail).
L’examen comprend ensuite la mesure de l’acuité visuelle, l’évaluation de la vision de près et de loin, le contrôle de la pression intraoculaire. Selon votre âge, vos symptômes ou votre état de santé, des examens complémentaires peuvent être réalisés afin d’assurer un diagnostic précis.
La consultation se poursuit avec l’ophtalmologue qui va réaliser l’examen des différentes structures de l’œil (cornée, cristallin, rétine, nerf optique) et analyser les examens précédemment réalisés avec l’orthoptiste.
Il est recommandé de retirer les lentilles de contact au moins 48 heures avant la consultation (sauf indication contraire). Il est également conseillé d’apporter vos anciennes lunettes ainsi que vos ordonnances précédentes, afin de permettre à l’ophtalmologue de suivre l’évolution de votre vision.
Faut-il dilater les pupilles lors d’un examen ?
La dilatation des pupilles n’est pas systématique. Elle est réalisée lorsque l’ophtalmologue
souhaite examiner plus en détail le fond de l’oeil, notamment la rétine et le nerf optique ou dans le
cas de certaines pathologies (diabète par exemple).
La dilatation se fait à l’aide de gouttes et peut entraîner une vision floue et une sensibilité à la
lumière pendant quelques heures. Il est donc recommandé d’éviter de conduire après l’examen si
une dilatation a été effectuée.
L’examen est-il douloureux ?
Non, l’examen ophtalmologique n’est pas douloureux. Certains tests peuvent être légèrement
inconfortables, comme la mesure de la pression de l’oeil ou l’instillation de gouttes, mais ils ne
provoquent pas de douleur.
Combien de temps dure une consultation ?
La durée d’une consultation ophtalmologique varie en fonction de l’examen réalisé et de vos
besoins. En moyenne, une consultation dure entre 20 et 30 minutes.
Si des examens complémentaires ou une dilatation des pupilles sont nécessaires, la consultation
peut être un peu plus longue.
Qu’est-ce que la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie ?
Pour voir net, l’œil doit faire converger les rayons lumineux de façon précise afin que l’image se forme exactement sur la rétine, située au fond de l’œil. Lorsque ce mécanisme est perturbé, la vision devient floue : on parle de trouble de la réfraction.
- La myopie correspond à une vision floue de loin, tandis que la vision de près reste nette.
L’image se forme en avant de la rétine, ce qui empêche de voir clairement les objets éloignés. La myopie apparaît souvent dès l’enfance ou l’adolescence et peut évoluer avec le temps. - L’hypermétropie provoque surtout une gêne en vision de près, parfois aussi de loin, avec une fatigue visuelle.
Dans ce cas, l’image se forme en arrière de la rétine. L’œil doit fournir un effort constant pour compenser, ce qui peut entraîner une fatigue visuelle, des maux de tête ou une sensation de gêne, notamment lors de la lecture. - L’astigmatisme entraîne une vision floue ou déformée à toutes les distances, liée à une irrégularité de la cornée, avec parfois une sensation de vision dédoublée ou une fatigue visuelle.
- La presbytie est un phénomène naturel lié à l’âge, apparaissant généralement après 40 ans, qui rend la vision de près plus difficile. Elle est due à une perte progressive de la souplesse du cristallin, qui ne parvient plus à assurer une bonne mise au point en vision de près.
Ces troubles visuels peuvent être corrigés efficacement par des lunettes, des lentilles de contact ou, dans certains cas, par une chirurgie réfractive, après un examen ophtalmologique complet.
Les écrans abîment-ils les yeux ?
Les écrans n’abîment pas directement les yeux, mais une exposition prolongée peut entraîner une
fatigue visuelle, des yeux secs, des maux de tête ou une vision floue temporaire.
Ces symptômes sont liés à une diminution du clignement des yeux et à un effort visuel prolongé,
surtout sans pauses régulières.
Peut-on prévenir la fatigue visuelle ?
Oui. Il est conseillé de :
- faire des pauses régulières (toutes les 20 minutes, regarder à 20 mètres pendant 20 secondes),
- adapter la luminosité et la distance de l’écran,
- cligner volontairement des yeux,
- porter une correction optique adaptée si nécessaire
Les maux de tête peuvent-ils être liés à un problème de vue ?
Oui. Des troubles visuels non corrigés (hypermétropie, astigmatisme, presbytie) peuvent
provoquer des maux de tête, en particulier après un effort visuel prolongé.
Si les maux de tête sont fréquents ou associés à une gêne visuelle, un contrôle de la vue est
recommandé.
Comment détecter un problème de vision chez un bébé ?
Chez le nourrisson, certains signes doivent alerter : absence de contact visuel, yeux qui ne
suivent pas les objets, strabisme persistant, larmoiement excessif ou sensibilité à la
lumière.
Des examens de dépistage sont recommandés dès le plus jeune âge afin de détecter
précocement d’éventuels troubles visuels.
Les écrans sont-ils dangereux pour la vue des enfants ?
Une exposition excessive aux écrans peut favoriser la fatigue visuelle, perturber le sommeil et
augmenter le risque de myopie.
Il est recommandé de limiter le temps d’écran selon l’âge de l’enfant, de privilégier les activités
en extérieur et de respecter des pauses régulières.
Comment protéger ses yeux du soleil ?
Il est important de porter des lunettes de soleil avec une protection UV 100 %, adaptées à la
luminosité et certifiées.
Cette protection est essentielle pour prévenir certaines pathologies oculaires liées à l’exposition
aux UV, chez l’adulte comme chez l’enfant.
Comment éviter la sécheresse oculaire ?
Pour limiter la sécheresse oculaire, il est conseillé de :
- cligner régulièrement des yeux,
- éviter les environnements secs ou climatisés,
- réduire le temps d’écran prolongé,
- utiliser des larmes artificielles si nécessaire. Un avis ophtalmologique est recommandé en cas de gêne persistante.
L’alimentation joue-t-elle un rôle dans la santé des yeux ?
Oui. Une alimentation équilibrée, riche en vitamines (A, C, E), en oméga-3, en zinc et en
antioxydants, contribue à la bonne santé des yeux.
Les fruits, légumes verts, poissons gras et fruits secs sont particulièrement bénéfiques pour la
vision et la prévention de certaines maladies oculaires.
