Chirurgie réfractive

La chirurgie réfractive regroupe l’ensemble des techniques permettant de corriger les troubles de la vision (myopie, hypermétropie, astigmatisme et parfois presbytie) afin de réduire ou supprimer la dépendance aux lunettes ou aux lentilles.

La chirurgie réfractive au laser

La chirurgie au laser agit sur la cornée, en modifiant sa forme pour que l’image se forme correctement sur la rétine. Elle est réalisée après un bilan ophtalmologique complet.

Principales techniques

  • LASIK : création d’un fin volet cornéen, puis remodelage de la cornée au laser.
    Récupération visuelle rapide.
  • PKR (ou Trans-PKR) : traitement en surface de la cornée, sans volet.
    Récupération un peu plus progressive.

Pour qui ?

Les techniques laser sont adaptées lorsque la cornée est suffisamment épaisse et régulière, et pour des corrections légères à modérées.

Avant l’opération (pré-op)

  • Bilan complet : acuité visuelle, topographie et pachymétrie cornéenne, mesure de la réfraction, examen du fond d’œil.
  • Vérification de l’absence de contre-indications (cornée trop fine, sécheresse sévère, maladies oculaires).
  • Arrêt temporaire des lentilles de contact : 24 à 48h pour les lentilles souples, 1 semaine pour les lentilles rigides.
  • Explications détaillées sur l’intervention, les bénéfices et les risques.

Pendant l’opération

  • L’opération est ambulatoire et rapide : 10 à 20 minutes pour les deux yeux.
  • Anesthésie locale par gouttes.
  • Le patient reste conscient et fixe une lumière pendant le traitement.
  • Le laser remodèle la cornée pour corriger le défaut de vision :
    • LASIK : création d’un volet cornéen avant remodelage.
    • PKR : traitement en surface sans volet.

Après l’opération (post-op)

  • Vision floue initiale qui s’améliore rapidement (quelques heures à quelques jours selon la technique).
  • Collyres anti-inflammatoires et lubrifiants prescrits pendant quelques semaines.
  • Repos visuel conseillé 24–48h, éviter le sport et les écrans prolongés au début.
  • Contrôles réguliers : le premier jour, puis à 1 semaine, 1 mois et selon l’évolution.

Les implants intraoculaires

Lorsque la chirurgie laser n’est pas possible ou insuffisante, des implants intraoculaires peuvent être proposés.

Les implants phaques (ICL) 

Principe :

L’implant ICL (Implantable Contact Lens) est une lentille placée à l’intérieur de l’oeil, devant le cristallin naturel. Il permet de corriger des myopies, hypermétropies ou astigmatismes importants.

Avantages :

  • intervention réversible
  • excellente qualité visuelle
  • respect de la cornée

Avant l’opération

  • Bilan complet similaire au laser, avec mesure précise de la chambre antérieure et de la profondeur de l’oeil.
  • Évaluation de l’épaisseur cornéenne et de la tension intraoculaire.
  • Examen de la réfraction et discussion des attentes visuelles.

Pendant l’opération

  • Intervention ambulatoire, 15–30 minutes par oeil.
  • Anesthésie locale par gouttes.
  • L’implant est placé derrière l’iris et devant le cristallin naturel.
  • Aucune modification cornéenne permanente : l’implant est réversible si besoin.

Après l’opération

  • Vision nette souvent dès le lendemain.
  • Collyres anti-inflammatoires et antibiotiques pendant quelques semaines.
  • Contrôle à 1 jour, 1 semaine et 1 mois post-op.
  • Activité normale reprise progressivement selon les recommandations du chirurgien.

Les implants add-on 

Principe :

Les implants add-on sont des lentilles supplémentaires placées sur un implant déjà existant, le plus souvent après une chirurgie de la cataracte.

Indications :

  • correction résiduelle après une première chirurgie
  • adaptation fine de la vision (astigmatisme, presbytie)

Qu’est-ce que c’est ?

  • Lentille supplémentaire placée sur un implant déjà existant (souvent après chirurgie de la cataracte).
  •  Permet de corriger un reste de myopie, hypermétropie, astigmatisme ou presbytie.

Avant l’opération

  • Bilan visuel complet avec mesures précises de l’œil déjà opéré.
  • Évaluation de l’espace disponible devant l’implant existant et de la profondeur de la
    chambre antérieure.

Pendant l’opération

  • Intervention ambulatoire, 10–15 minutes.
  • Anesthésie locale par gouttes.
  • L’implant add-on est inséré devant l’implant existant sans toucher le cristallin naturel (si présent).

Après l’opération

  • Vision nette dans les jours qui suivent.
  • Collyres prescrits pour quelques semaines.
  • Contrôles réguliers pour vérifier la position de l’implant et la santé de l’oeil.

Questions fréquentes concernant la chirurgie réfractive

L’éligibilité dépend de plusieurs critères : âge, stabilité de la vision, type et importance du défaut visuel, épaisseur et forme de la cornée, état général des yeux.
Un bilan ophtalmologique complet est indispensable pour déterminer la technique la plus adaptée.

 

  • Le laser agit sur la cornée en modifiant sa forme pour améliorer la focalisation de l’image sur la rétine.
  • Les implants intraoculaires (ICL, add-on) sont des lentilles placées à l’intérieur de l’oeil, sans modifier la cornée.

Le choix dépend du profil visuel et des caractéristiques de l’oeil.

Non. L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par gouttes. Une gêne ou une sensation de brûlure légère peut apparaître après l’opération, surtout avec certaines techniques, mais elle est transitoire.

L’intervention est rapide (environ 10 à 20 minutes pour les deux yeux). Le patient reste éveillé et doit fixer une lumière pendant que le laser remodèle la cornée. La récupération visuelle est généralement rapide.

  • La chirurgie par implant ICL est réversible : l’implant peut être retiré ou remplacé.
  • La chirurgie au laser n’est pas réversible, mais elle est stable et durable dans la majorité des cas.
  • Après un laser, la vision s’améliore en quelques heures à quelques jours selon la technique.
  • Après un implant, la vision est souvent nette dès le lendemain.
    La stabilisation complète peut prendre plusieurs semaines.

Oui. Il est recommandé d’arrêter :

  • les lentilles souples 24 à 48 heures avant le bilan et l’opération
  • les lentilles rigides au moins une semaine avant

Oui, dans la majorité des cas, les deux yeux sont opérés le même jour, ce qui facilite la récupération.

  • Le travail peut être repris après quelques jours, selon l’activité.
  • Le sport est généralement autorisé après 1 à 2 semaines, en évitant les sports de contact au début.

La correction est durable, mais l’évolution naturelle de l’oeil (comme la presbytie avec l’âge) peut nécessiter une adaptation ultérieure.

La chirurgie est généralement proposée à partir de 18–20 ans, lorsque la vision est stable. Il n’y a pas de limite d’âge stricte si l’oeil est en bonne santé.

La chirurgie réfractive n’est généralement pas prise en charge par la mutuelle, mais certaines mutuelles peuvent proposer un remboursement partiel.

Oui. Le suivi post-opératoire est essentiel pour s’assurer de la bonne cicatrisation et du résultat visuel, avec plusieurs contrôles programmés

Comme toute intervention chirurgicale, elle comporte des risques, rares mais possibles. Une information complète et personnalisée est toujours donnée avant l’intervention. Le suivi postopératoire est essentiel.

En résumé, la chirurgie réfractive offre aujourd’hui des solutions efficaces, personnalisées et sécurisées. Un examen ophtalmologique spécialisé permet de déterminer si vous êtes éligible et quelle technique est la mieux adaptée à votre situation.